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Retour 28.07.2021

Les nouvelles technologies ont une carte à jouer dans le secteur de l’eau !

Dans le secteur de l’eau, les choses évoluent rapidement. Les micro-capteurs, les nanotechnologies, la numérisation et le réchauffement climatique changent le paradigme et la vitesse de la transition. La Suisse dispose de nombreux glaciers qui créent des rivières et apportent l'eau à travers toute l'Europe. L'eau est ainsi perçue comme abondante et garantie, ce qui explique son prix sous-évalué. Cependant, le passage d’une période d’abondance à une période de pénurie rendra cette ressource limitée si nous continuons à ne pas en prendre soin.

Avec la pollution, la qualité de l’eau se dégrade. L'irrigation devient un défi pour les agriculteurs, même en Suisse. Les prévisions pour 2030 et au-delà ne sont pas très optimistes. Une transformation est en train de s'opérer, notamment sous la houlette de l’European Green Deal, de Water Europe et de la nécessité pour les entreprises de service public à s'adapter à la situation.
 

Des capteurs intelligents pour limiter les gaspillages
Actuellement, une tendance est observée à la miniaturisation des capteurs lourds et volumineux, permettant ainsi de diminuer la consommation d'énergie et de proposer des dispositifs plus abordables. Ces changements poussent les distributeurs d'eau à optimiser leur activité quotidienne et à prendre des décisions plus efficientes. Les systèmes d'arrosage intelligents permettent d’adapter les modèles commerciaux et d’utiliser plus efficacement l’eau à disposition. 

Si aujourd'hui, les clients paient un forfait annuel pour leur consommation d'eau, on peut imaginer qu’à l’avenir les prix pourraient fluctuer en fonction de la saison ou de l'accessibilité de l'eau. Ce système changerait la donne, en diminuant le gaspillage et la surconsommation. Actuellement, les capteurs LoRa peuvent aider à contrôler la qualité des sources d'eau à distance, mesurer le débit d'eau utilisé pour l'irrigation ou aider les agriculteurs à fournir la quantité d’eau exacte, selon les besoins de leurs cultures.

En matière d’innovation, certaines sociétés développent des technologies de pointe, utiles aux entreprises du domaine de l’eau. À titre d'exemple, les drones sont utilisés pour mesurer précisément certaines quantités d’eau ou surveiller des sources et des petits lacs. L'autonomie des drones étant liée au poids de l’engin, la miniaturisation de ces composants est essentielle. Les technologies embarquées doivent également être améliorées pour permettre des vols autonomes et éviter les obstacles et les accidents.

Les nouvelles technologies pourraient également être intégrées au sein des ménages. Dans ce domaine, le potentiel de croissance est très important : les mini-capteurs, par exemple, permettent d'informer les habitants sur leur consommation d’eau, notamment dans la salle de bain, ou sur leur utilisation de l'eau chaude. 
 

Le Pôle d’innovation BlueArk très actif dans le domaine de l’eau
Face à ce changement de paradigme, les start-ups, les instituts universitaires et les PME suisses peuvent apporter des réponses. Comment limiter le gaspillage lors de l'irrigation des champs ? Comment mesurer la qualité de l'eau dans des sources éloignées ? Comment traiter l'eau dans les petits villages ou à domicile ? Pour toutes ces raisons, plusieurs villes concernées par la ressource en eau et le canton du Valais ont uni leurs efforts pour créer le pôle d'innovation BlueArk, un laboratoire à ciel ouvert dédié à l'eau intelligente. Cet écosystème aide les PME, les institutions universitaires, les entrepreneurs et les start-up à lancer de nouvelles idées, à tester de nouvelles technologies, de nouveaux modèles économiques ou de nouveaux services. L'objectif est d'accélérer la numérisation de l'eau et des technologies qui peuvent être utilisées en Suisse, dans les Alpes ou dans le monde entier !
 

Source : Magazine Micronarc, article écrit par Laurent Horvath, innovation manager chez Altis


 

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